Je reste perplexe devant le jeune homme de 20ans qui me dit "elle est partie parce qu'elle ne s'était jamais sentie aussi bien".... la femme de 50ans qui dit que son histoire prend fin parce que l'homme qu'elle a rencontré est incapable de faire le deuil de ses histoires précédentes et lui fait comprendre qu'il ne pourra jamais l'aimer autant qu'elle... j'ai envie de lui dire qu'à force d'amour elle parviendra à le conquérir , mais à quel prix ? Doit-on souffrir pour aider l'autre à s'épanouir et aboutir à une rencontre totale?
L'homme qui est à mes côtés je l'ai aimé, je l'aime, mais je l'ai aussi rejeté et détesté..simplement parce que son amour me jetait à la face ce que je préférais ignorer...plutôt passer son temps en jérémiades, "j'ai beaucoup souffert ,et il faudra sans cesse que je me battes, je ne connais que le deuil, les situations d'urgences...." Celui qui souffre finit souvent par devenir nombriliste, à force de se refermer sur lui-même...seules ses douleurs ont de l'importance. Combien de temps ai-je mis avant de m'apercevoir que celui qui marchait à mes côtés souffrait en silence? A quel moment me suis-je aperçue que je pouvais enfin avancer avec lui et considérer cet amour comme une "évidence"?
Au fond c'est quoi l'amour, que recherche-t-on vraiment lors d'une rencontre? Chacun de nous est marqué par son passé, nous sommes tous plus ou moins "névrosés! Confier son passé c'est un peu donner une part de soi, mais pourquoi commencer par raconter ses déceptions, ses échecs amoureux, refuser de se lancer corps et âmes dans une histoire qui pourrait être belle en se mettant des freins et des doutes dès le début?
Je voudrais redonner le sourire à cette femme qui était sur un nuage il y a peu et se laisse aujourd'hui envahir par la tristesse...



